PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE

Les messes du Mardi 2 Février 2021

  • 9h à Mouzon (Chapelle de la maison de retraite)

  • 9h à Pouru saint Remi

  • 11h à Viviers au Court

  • 11h à Balan

  • 11h30 à Sedan (Chapelle Jean XXIII)

Le 2 février, fête de la présentation de Jésus au temple, mieux connue sous le nom de fête de la chandeleur, commémore l'évènement relaté par l'Evangile de St Luc : Marie et Joseph allant présenter Jésus enfant au Temple, selon la coutume juive, 40 jours après sa naissance.

A cette occasion, on reconnaît la rencontre du Seigneur et de son Peuple, en la personne de deux vieillards Syméon et Anne présents au Temple. Syméon reconnaît en l'Enfant, l'Oint du Seigneur, le Messie, le Consolateur qu' Israël attend : "Il est la Lumière qui illumine les Nations. Il est la Gloire d'Israël, son Peuple." Anne la Prophétesse, s'associe à cette louange et annonce à son entourage la venue du Christ Seigneur.

A cause de ces paroles, où Jésus est reconnu comme Lumière, cette fête s'appelle aussi la Chandeleur. Chandeleur vient précisément de "chandelle". Aujourd'hui, on bénit les cierges pour rappeler que Jésus est lumière du monde.

Le 2 février, journée de la vie consacrée :

La journée de la vie consacrée est célébrée en la fête de la Présentation du Seigneur au temple. La présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription rituelle de l’époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce le don de Jésus par amour de Dieu et des hommes et l’offrande suprême de la Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ, aspire à son tour à donner sa vie et à tout abandonner pour marcher à sa suite.

Petite note importante : 

Bien qu’en fait et en droit tout chrétien soit "consacré" au Christ par son baptême, cette expression appliquée à la vie religieuse souligne le caractère public d’un engagement plus radical. On distingue traditionnellement les préceptes évangéliques qui s’imposent à tous chrétiens, et les conseils évangéliques qui invitent à s’identifier davantage au Christ. Le propre de la vie consacrée est de prendre pour base les conseils évangéliques.

CANTIQUE DE SYMÉON (LC 2)

29 Maintenant, ô Maître souverain, +
tu peux laisser ton serviteur s'en aller
en paix, selon ta parole.

30 Car mes yeux ont vu le salut
31 que tu préparais à la face des peuples :

32 lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.

« Tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix. » La prière de Syméon n’est pas une prière de demande comme le Notre Père. Elle est tout entière bénédiction et action de grâce de celui qui est exaucé car ses « yeux ont vu le salut » en la personne de l’enfant Jésus dans le Temple où l’Esprit l’a poussé le jour où ses parents le présentaient au Seigneur.

Dieu a accompli sa promesse lorsque Syméon (« Dieu exauce ») reçoit dans ses bras Jésus (« Dieu sauve »).

L’espérance fidèle du vieillard, l’attente d’une vie, celle de tout Israël depuis des siècles, est comblée car la Consolation d’Israël, le Christ, Messie d’Israël, advient avant sa mort comme l’Esprit Saint le lui avait promis (Lc 2,25).

« Tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix » n’est pas une aspiration à mourir mais une prière d’abandon. La mort n’apparaît pas angoissante, elle apporte la paix à l’homme qui a accompli la mission que le Seigneur lui avait donnée. Syméon a tenu la lumière de l’espérance, fidèle à la vocation d’Israël qui est de révéler au monde le salut de Dieu. Et avec la venue du Messie, c’est la lumière elle-même qui vient tout dévoiler, tout accomplir.

Comme dans le Notre Père, Syméon, s’adresse au Seigneur directement qu’il tutoie tout en l’appelant « Maître souverain ». Cette intimité tissée par une vie de prière et de proximité coexiste avec la « crainte de Dieu » de celui qui a conscience d’être la créature qui s’adresse humblement à son Créateur.

C’est au « Maître souverain » de Syméon que nous demandons chaque jour que son règne arrive avec les mots du Christ quand nous prions le Notre Père. C’est le même Père que nous prions chaque soir avec les mots du familier de Dieu, avant le repos de la nuit, expérience d’abandon en Dieu :

« Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons ; nous veillerons avec le Christ et nous reposerons en paix. » (Antienne de Syméon)